Le format IFC (Industry Foundation Classes) est un format de fichier orienté objet destiné à assurer l’interopérabilité entre les différents logiciels de maquette numérique. Il s’agit d’un format libre et gratuit qui se veut être le garant d’un « OpenBIM ».

Origines

L’IAI (International Alliance for Interoperability), est à l’origine du format IFC. L’organisme a depuis été renommé sous l’appellation buildingSMART et associe des entreprises du secteur de la construction et des éditeurs de logiciels. Cette organisation est divisée en entités nationales. En France Mediaconstruct en est le représentant.

Le logo buildingSMART
Le format IFC est une norme pour assurer l’interopérabilité entre les logiciels de maquette numérique
IFC 1.0Janvier 1997
IFC 1.5Décembre 1997
IFC 1.5.1Juillet 1998
IFC 2.0Avril 1999
IFC 2xOctobre 2000
IFC 2xOctobre 2001
IFC 2x2Mai 2003
IFC 2x2-Add1Juillet 2004
IFC 2x3Février 2006
IFC XML2x3Juin 2007
IFC 2x3-TC1Juillet 2007
IFC4Mars 2013

Evolution

Le format IFC a constitué une initiative totalement novatrice et pionnière car l’aventure a commencé en 1997 avec le format « IFC 1.0 », époque où le concept du BIM émergeait à peine des tiroirs de l’éditeur de logiciel Nemetschek sous le nom O.P.E.N. Cette clairvoyance est tout à fait remarquable et témoigne de la hauteur de vue des promoteurs des IFC.

Depuis, le format IFC n’a eu de cesse de se développer et de se perfectionner.

Depuis 2013, l’IFC est normé ISO 16739:2013, norme internationale enregistrée par l’Organisation internationale de normalisation, le premier producteur mondial de Normes internationales d'application volontaire.

Ceci signifie que son utilisation est désormais mondialement reconnue comme « le standard à retenir » pour le partage des données dans le secteur de la construction et de la gestion des installations.

Fiabilité

Cette normalisation ISO donne une visibilité et une importance considérable au format, ce qui lui permet de s’ancrer profondément dans les habitudes du secteur de la construction à l’échelle mondiale. Ainsi, les éditeurs de logiciels jouent globalement tous le jeu de l’IFC en permettant l’import IFC dans leurs logiciels, mais également l’export vers ce format de projets bâtis dans leurs logiciels. Ces deux corollaires sont le gage du fonctionnement des IFC et donc de leur utilisation.

Toutefois, certains logiciels de maquette génèrent des erreurs récurrentes dans la gestion des IFC, que ce soit à l’import ou à l’export. Très souvent ces erreurs sont flagrantes car elles concernent principalement les « attachements » entre objets. Il sera ainsi fréquent de voir un mur traverser un toit ou d’autres aberrations liées à cette perte de liaison.

La faute ne provient toutefois pas intégralement du format IFC mais également des éditeurs de logiciels qui tardent souvent à gérer les dernières versions du format IFC (Revit gère l’IFC4 depuis 2015 seulement, et grâce à un plugin additionnel qui n’est donc pas présent de base dans le logiciel).

Ces raisons cumulées font qu’en l’état actuel des choses le format IFC n’arrive pas à être perçu comme un format d’échange utilisable pour un travail collaboratif, mais plutôt comme un format d’archivage.

Pour comprendre ces difficultés, je vous invite à tenter de comprendre le fonctionnement de ce format en mettant les mains dans le moteur.

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